L’histoire du tatouage
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L’histoire du tatouage
Déterminer avec exactitude les origines du tatouage s’avère être une tâche ardue, étant donnés les difficultés à apporter des preuves incontestables. Toutefois, des recherches menées par des archéologues ont permis de déduire que l’Egypte était le berceau des tatouages, et 2200 avant J.-C est son année de naissance. Mais plus tard, des découvertes vont aller à l’encontre de cette conclusion.
Le tatouage à l’origine
Un tatouage est par définition un dessin fait sur la peau, et plus exactement entre l’épiderme et le derme. Si l’encre de Chine est la plus souvent utilisée pour ces dessins, le charbon ou le suif sont aussi parfois employés. L’avantage de l’encre de Chine, c’est qu’elle permet d’y mettre différentes teintes pour donner au dessin ainsi obtenu plus de luminosité.
Le tatouage peut avoir une connotation thérapeutique, symbolique, mais aussi religieuse. Certaines civilisations l’associent même à un rite de passage.
La terminologie « tatouage » pousse à la conclusion que la Tahiti et la Polynésie ont une relation quelconque avec les origines du tatouage. En effet, dans la langue de la première, ta a pour signification quelque chose de frappant, et tatau dans la seconde peut être traduit pour marquer quelque chose. Même si cette interprétation peut paraitre fort hâtive, il n’en demeure pas moins que c’est dans ces contrées que les tatouages sont de nos jours encore une pratique fort-courante, voire généralisée.
La découverte en 1991 d’un cadavre en parfait état de conservation compte tenu de ses 5000 ans a permis de déduire que les tatouages existaient déjà à cette époque. En effet, le cadavre était orné de 57 tatouages, et leurs emplacements ont amené à conclure que les tatouages avaient un but thérapeutique, et plus précisément jouaient un rôle dans la guérison de l’arthrite.
D’autres découvertes, à l’exemple de celui d’une momie dans la zone qui sépare la Chine de la Russie, incitent à croire que les tatouages sont plutôt une représentation du statut social d’une personne. En effet, en plus de leur rôle nettement décoratif, les tatouages, qui représentent des animaux et des monstres étaient placés sur différentes parties du corps.
Le tatouage, une pratique internationale
Les différentes recherches et découvertes laissent à penser que le tatouage, ou quel que soit le nom donné à ces dessins sur le corps, soit une pratique universelle, et soit appliquée aussi bien sur le genre masculin que féminin.
En Egypte, trois momies, de sexe féminin, ont été découvertes en 2000 av. J.-C. avec des tatouages sur le torse, le bras et les jambes. D’autres excavations similaires ont été effectuées en Nubie, près de Thèbes, au sud d’Assouan, au Soudan, en Chine, …
Selon une constatation datant de l’ère chrétienne, Jules César se serait exprimé sur les tatouages portés par les Bretons, qui selon lui serait à l’origine du fait que ces derniers évoluaient dévêtus. Ainsi, ils pouvaient fièrement montrer leurs tatouages.
Sous le règne du pape Hadrien, le tatouage est banni, et ne sont remis au goût du jour en Occident qu’après un voyage effectué par James Cook dans le Pacifique Sud. Les marins se sont appropriés de la pratique. La Seconde Guerre mondiale a amplifié la tendance, car nombreux étaient les soldats qui arboraient sur leur corps un nom ou une image à laquelle ils tenaient.


